Ayant vécu près de 20 ans au Congo, Roger Busschaert et Marie-Françoise Hoorelbeke viennent de fêter leurs noces de brillant dans leur propriété privée.
Dimanche, nous nous sommes rendus au 430 chaussée de Wervicq pour une manifestation peu commune : des noces de brillant, soit 65 ans de vie commune !
Les jubilaires se sont mariés à Comines le 7 février 1945. Roger Busschaert est né à Comines le 20 juin 1921. Quant à son épouse, Marie-Françoise Hoorelbeke, ses parents étant évacués en France durant la première guerre mondiale,  elle a vu le jour à Metz le 18 mai 1920.
Nos deux tourtereaux se sont rencontrés en 1939 lors d’un match de football, mais ils ne se rappellent plus exactement contre quelle équipe… Il est vrai que Roger était très bien connu dans le milieu du football, sous le nom de « Sôtche » comme gardien de but aux exploits prometteurs,  aussi bien à Courtrai, Comines, …
Peu avant son mariage, Roger a été appelé à faire son service militaire qu’il effectuera en Angleterre et puis en Irlande. Après l’armée, il a travaillé à la SNCB et aussi au télégraphe. Cet homme très actif a même été quelque temps réparateur et marchand de vélo dans la rue Romaine à Comines.

De Comines, ils déménagent au Congo-Belge !

En 1950, Roger, change d’air ! Pris de passion de tout ce qui a caractère exotique, Roger s’envole seul au Congo-Belge et sera au service de la construction et l’entretien de la compagnie de Chemin de Fer de droit commun belgo-congolais : la BCB-KDL (Katanga-Dilobo-Léopoldville). Son épouse, enceinte, était restée en Belgique pour accoucher de leur fils unique. René viendra au monde le 27 octobre 1951. Quand il a eu un an, elle est allée rejoindre son mari au Congo.

Ils se souviennent : « Notre long voyage au Congo a été une époque formidable de notre vie. On les aimait bien les petits noirs et ils nous le rendaient bien. Jamais, ils n’ont été considérés comme des boys. Même que peu de temps avant notre retour en Belgique, suite aux événements de la guerre civile, les petits congolais faisaient la garde durant la nuit autour de notre habitation pour nous protéger. Jamais, nous n’oublierons… ».
De retour en Belgique en 1968, Roger est encore allé travailler, en tant que mécanicien chez Renault à Comines-France. Ensuite, il est passé délégué commercial pour le quotidien « Het Laatste Nieuws ». A l’âge de sa retraite, à 65 ans, et ayant toujours soif de travail, Roger a travaillé en tant que correspondant de presse pour le journal cité ci-dessus, cette fois,  au service des courses cyclistes et ce, jusqu’à l’âge de 84 ans. C’est son fils René qui a repris le flambeau.
Aujourd’hui, l’amioger est âgé de 89 ans. Lui, qui s’est tant préoccupé des trains africains…s’occupe encore actuellement de son superbe circuit de trains miniatures et de ses fleurs exotiques…
Marie-Françoise a toujours été femme au foyer et nous pouvons écrire qu’elle avait de quoi s’occuper avec ses deux hommes à la maison.
En présence de la famille et des amis, Gilbert Deleu n’a pas manqué de les féliciter pour cette exceptionnelle longévité et leur a offert les cadeaux de circonstance.

Nous souhaitons à Roger et Marie-Françoise de poursuivre le chemin de la vie, encore de nombreuses années.


Les jubilaires entourés de leur fils René, leur belle-fille Marylise et les élus locaux.


Et oui, c'est madame qui empoche le chèque-cadeau !


Roger et Marie-Françoise entourés de leurs proches.


Nos jeunes tourtereaux, il y a 65 ans.