Comines : La rubanerie et le XVIII Ăšme siĂšcle, du traitĂ© d’Utrecht (1713) Ă 1793.
Les frontiĂšres et des LumiĂšres... Si Comines, par le traitĂ© d'Utrecht du 11 avril 1713, se voit administrativement divisĂ©e en deux entitĂ©s appartenant Ă deux Ă©tats diffĂ©rents (le royaume de France et celui des Pays-Bas autrichiens), elle n'en demeure pas moins une ville marquĂ©e par l'esprit des LumiĂšres, tant dans son organisation politique (le magistrat de la partie nord et de la partie sud s'entendant jusqu'en 1789 pour la diriger ensemble) que dans la rationalisation de son industrie textile toute acquise aux nouvelles dĂ©couvertes. Nul doute que, grĂące Ă la pugnacitĂ© et Ă "l'inventivitĂ© commerciale" de Philippe Hovyn et de ses suiveurs, Comines sut se positionner dans un contexte prĂ©industriel favorable, les manufactures textiles du dĂ©but du dix-huitiĂšme siĂšcle se transformant, dĂšs 1788, en usines modernes prĂȘtes Ă accueillir dans les dĂ©cennies qui suivront, le progrĂšs de Kay (navette volante), de Watt (machine Ă vapeur) et de Cartwright (machine Ă tisser mĂ©canique) pour gagner, autour de 1900, ses galons de capitale mondiale du ruban utilitaire.


Jean-Michel Van Elslande
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