Comines : 76ème anniversaire de la Libération de Comines

Comines fût libéré le 6 septembre 1944. Après une messe solennelle pour les défunts de la seconde guerre mondiale, un dépôt de gerbes par la Ville, l’U.F.A.C, l’Armée Secrète a eu lieu au Monument aux Morts. Le discours d’usage a été prononcé par Philippe Mouton échevin de Comines-Warneton.


Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi une fierté de vous lire ces lignes au nom des Autorités de la Ville. De quoi s’agit-il aujourd’hui, en septembre de l’année 2020 lorsqu’on aborde le thème de la libération  du Bizet, de Ploegsteert, de Warneton, de Bas-Warneton, de Houthem et de Comines, de Ten Brielen.

Tout d’abord, le sentiment qui domine est celui de l’humilité au regard de ceux qui sous le feu de l’ennemi ont été tués, ont perdu des proches, ont été blessés, ont subi des blessures morales dont les cicatrices brûlent 76 ans plus tard. Ensuite domine un profond sentiment de respect qui nous oblige au souvenir, à la mémoire et à l’exemple.

L’analyse suivrait, j’ai la prudence du conditionnel, car cette démarche intellectuelle est difficile, elle se raréfie parfois avec le temps qui passe, mais elle peut aussi se bonifier. Elle doit s’appuyer non pas sur le seul souvenir mais sur le témoignage, la relation objectivée d’une suite d’événements qui ensanglante une période de guerre entre des humains propulsés en acteurs, non pas d’une tragédie, mais d’une cruelle réalité qui les dépasse quasiment tous.

A nous qui nous souvenons, aujourd’hui, 76 années plus tard, l’analyse nous incombe car nous sommes pour certains encore les témoins exigeant la rigueur dans la description du fait historique.

Mai 1940, la bataille du canal laisse dans les corps et les âmes une fureur de bruits, de peurs et d’épouvante avec plusieurs milliers de morts, blessés, prisonniers. Paradoxalement, les héros qui tinrent leurs lignes durant quatre jours face à des forces supérieures en nombre et matériel traçaient l’esquisse de notre libération quatre années et trois mois plus tard. 1941 et 1942, l’aviation britannique prend pur cible les cheminées de l’énergie à Comines-France. La ville enterre les victimes civiles. Durant ces quatre années terribles de rationnement, de faim au ventre, de trahisons et de fidélités indéfectibles, de privation de libertés, où faut-il se situer devant si peu d’espoir, quand les seules lumières sont celles des explosions et des incendies.

Quelles comparaisons à produire pour ces anciens combattants de 14-18 qui retrouvent une nouvelle guerre, qui voient partir leurs enfants en planque dans les caves, au travail obligatoire ou entrer en résistance. Parmi tellement d’autres faits marquants, le guet apens du fonds de l’eau, la mort de plusieurs résistants à Warneton, les sabotages à Comines, la retraite allemande devenue décisive, mais nos grands parents en douteront encore à la Noël 44.

Souvent, j’ai réfléchi à ces drames vécus la veille des jours de liesse suscitée par l’arrivée des libérateurs britanniques, canadiens par la suite. Paradoxes terribles qui défient l’analyse, j’en parlais à l’instant au conditionnel. Comment éteindre les incendies, les douleurs, comment les prévoir.

La libération de nos villes et villages en septembre 1944 est abondamment décrite dans la suite des Mémoires de la SHCWR. Les faits qui la précèdent présagent de cette délivrance au prix du sang qui coule. Sur les photos, les gens sortent dans les rues, ils exultent de joie. Les photographes d’alors fixent pour toujours ces moments extraordinaires. Autour des visages parfois adolescents de nos libérateurs britanniques, ceux souvent aussi jeunes des résistants, les hommes et les femmes saluent, enlacent, fleurissent ces héros stupéfaits qui posent le temps d’une cigarette pour une postérité villageoise. Le temps a passé, Jack Murray est revenu sur les traces de sa moto. Plusieurs d’entre nous s’en souviennent, moments rares, moments de partages et de relais. Septembre 1944, c’est Alain Pottel du haut de ses quatre ans et demi qui l’a vu sur la place de Comines.

Nous avons donc quelque espoir à l’observation de ces exemples de relation à notre histoire locale. Il faut faire vivre le souvenir, le respect et l’exemple. Il faut permettre l’analyse de notre histoire afin qu’elle ne se répète pas.

Atténuer les souffrances, éviter les frustrations, bannir l’humiliation, refuser la fatalité, permettre la justice, se dire que nous avons plus de devoirs que de droits. C’est à ce prix que nous étendrons les incendies, en Belgique, en Europe, en Grèce.

Comines-Warneton possède quelques trésors, parmi ceux-ci, l’outil indispensable à l’analyse historique forgé durant un demi-siècle au rez de chaussée de l’Hôtel de Ville de Warneton.

Chefs d’Etats, Ambassadeurs, Hauts Gradés de ce monde en sont conscients et viennent nous visiter depuis les antipodes afin de construire la paix, ils viennent en toute considération échanger de la démocratie.

Nous devons à Madame Philippo, plusieurs traductions et collectes de discours prononcés lors de l’inauguration du Centre Plugstreet. Quelques lignes choisies dans celui de l’Ambassadeur d’Allemagne Eckart Cuntz dont les mots vibrent encore sous les frondaisons du Mont de la Hutte.

« Même si c’était pour un temps très court, comme la Noël. La guerre ne tombe pas du ciel, elle est faite par des hommes et aussi la paix ne tombe pas du ciel. Il faut toujours se rappeler de ce qui s’est passé pour être capable de maîtriser aussi notre avenir. »

Extrait du discours inaugural du Centre Plugstreet de son Excellence Eckart Cuntz Ambassadeur d’Allemagne. Tome 44 Mémoires SHCWR page 337

Sur ces phrases empreintes d’humanité fraternelle et d’infinie sagesse, je vous remercie pour votre présence et vous souhaite le meilleur pour l’avenir et un très bon dimanche.

Philippe Mouton

Echevin à la ville de Comines-Warneton.

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Comines : De Comines à Marseille, neuf étapes attendent les «  »Amis De La Route ».

C’est en face de l’hôtel de Ville de Comines-Warneton que les amis de la route se sont donnés  rendez-vous ce samedi matin vers 7h.
L’occasion de faire une photo souvenir en présence de quelques sponsors.
Au programme de cette édition 2020 entre Comines et Marseille neuf étapes pour un total de 1300 km.

Voici le détail des étapes :
1 ère étape : Comines – Thourotte 183 km (+1186 m).
2 ème étape : Thourotte – Nogent sur Seine 157 km (+1696 m)
3 ème étape : Nogent sur Seine – Avallon 147 km (+1552 m)
4 ème étape : Avallon – Paray le Monial 157 km (+2181 m)
5 ème étape : Paray le Monial – Chasse-sur-Rhône 144 km (+1974 m)
6 ème étape : Chasse-sur-Rhône – Crest 135 km (+1914 m)
7 ème étape : Crest – Sisteron 152 km (+2692 m)
8 ème étape : Sisteron – Draguignan 152 km (+2875 m)
9 ème étape : Draguignan – Aubagne 121 km (+1607 m)

Vous pouvez suivre leurs exploits de cette édition via leur site internet :  http://lesamisduvelo.eu5.org/Comines-Marseille%202020.htm

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La piscine Aqua-Lys de Comines sera ouverte durant tout l’été !


Dès le vendredi 3 juillet, vous pourrez à nouveau profiter du plaisir de l’eau.

Abonné ou client occasionnel, il est recommandé de réserver votre séance (par téléphone 0032 56 55 58 17, mail : piscine.aqualys@ieg.be ou directement à l’accueil de la piscine). Réservation possible à partir du 1er juillet.

Les séances sont d’une durée de 1h00 et sont limitées en nombre de nageurs.

Couloirs, palmes, vagues ou encore plongeoirs, choisissez la séance qui vous convient le mieux…

Vous trouverez ci-dessous les séances programmées ainsi que quelques points qui devront être respectés suite à l’annonce du « protocole piscine » mis en place par notre gouvernement.

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