Warneton : cérémonie de l’Armistice et présentation du premier drapeau de la F.N.C.

En ce mercredi 11 novembre 2020, pour le 102eme anniverssaire de l’armistice, une cérémonie particulière a été programmée par la section F.N.C de Warneton.
Il y a précisement 100 ans une section voyait le jour à Warneton.

Le Drapeau

Le premier drapeau est de confection artisanale, il date de 1920, il mesure 1m05 sur 1m20 et est pourvu de franges noir, jaune, rouge. Ilest double-face et l’annotation 1914-1918
est brodée en fil or, l’inscription 1940-1945 est peinte sur la toile. En haut de la toile le blason de Warneton, au centre un lion rugissant sur fond noir et en bas du drapeau l’emblème de la
F.N.C. sur le drapeau l’annotation Warneton-Gheer
Une sous-section F.N.C. le Gheer est fondée en 1934.

Il fut porté par Mr Roland Debailleul, Mr Alphonse Wydau et Mr Henri Gilles reprend la fonction de porte-drapeau en 1926 pour une période de 56 ans.
Le premier drapeau finira son parcours de porteur de mémoire en 1965. Disparu depuis, il est récupèré en 2020.

En ce 11 novembre 2020, pour les 100 ans de la F.N.C le drapeau a été présenté par Walter Beernaert. Le drapeau centenaire rejoindra bientôt la collection des drapeaux exposés au siège de la FNC à Bruxelles car le règlement d’ordre intérieur oblige le retour
des anciens drapeaux vers la chancellerie F.N.C

Deux membres de la F.N.C de Warneton ont été décorés par Philippe Mouton échevins de Comines-Warneton:

Patrick Samyn : Médaille de porte-drapeau avec pins et palmes et diplôme d’honneur pour 5 ans de service en qualité de porte-drapeau.

Walter Beernaert : Médaille de porte-drapeau en argent, et diplôme d’honneur pour 10 ans de service en qualité de porte-drapeau.

Lors de cette cérémonie différents dépôts de gerbes ont été effectués par Philippe Mouton echevin de Comines-Warneton, par Michel Cense pour la ville de Comines-France, par le conseil communale des enfants et des jeunes et par la F.N.C. de Warneton.

Commenter

Ploegsteert : Cérémonie du souvenir.

En ce 11 novembre, c’est au monument aux morts du village de Ploegsteert que la première des nombreuses commémorations patriotiques a eu lieu.
C’était aussi la première cérémonie patriotique pour l’Armistice de la première guerre mondiale au nouveau monument du village.

Pour l’occasion divers dépôts de gerbes ont eu lieu dont celui de Philippe Mouton pour la ville de Comines-Warneton, du conseil communal des enfants et des jeunes, de l’organisation de la course du souvenir de Ploegsteert (MTO), de l’UFAC Bizet Ploegsteert, des Poilus de de France et la section des para-commandos de Comines-Warneton.

Commenter

Le Bizet : Se souvenir … hommage aux anciens combattants.

Ce dimanche 1er novembre, une cérémonie de commémoration avait lieu dans le cimetière du Bizet où un hommage a été rendu, dans le carré militaire, à toutes les victimes (civiles et militaires)
dans le cadre du centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Cette cérémonie présidée par la bourgmestre Alice Leeuwerck, s’est déroulée en présence des autorités communales, des portes drapeaux,
des membres des différentes associations patriotiques ainsi que du conseil communal des enfants et des jeunes.

Après ces moments de recueillement, c’est en cortège que les nombreuses personnes présentes se sont rendues en cortège à la stèle Paul Rose au Bizet.

Commenter

Comines : 76ème anniversaire de la Libération de Comines

Comines fût libéré le 6 septembre 1944. Après une messe solennelle pour les défunts de la seconde guerre mondiale, un dépôt de gerbes par la Ville, l’U.F.A.C, l’Armée Secrète a eu lieu au Monument aux Morts. Le discours d’usage a été prononcé par Philippe Mouton échevin de Comines-Warneton.


Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi une fierté de vous lire ces lignes au nom des Autorités de la Ville. De quoi s’agit-il aujourd’hui, en septembre de l’année 2020 lorsqu’on aborde le thème de la libération  du Bizet, de Ploegsteert, de Warneton, de Bas-Warneton, de Houthem et de Comines, de Ten Brielen.

Tout d’abord, le sentiment qui domine est celui de l’humilité au regard de ceux qui sous le feu de l’ennemi ont été tués, ont perdu des proches, ont été blessés, ont subi des blessures morales dont les cicatrices brûlent 76 ans plus tard. Ensuite domine un profond sentiment de respect qui nous oblige au souvenir, à la mémoire et à l’exemple.

L’analyse suivrait, j’ai la prudence du conditionnel, car cette démarche intellectuelle est difficile, elle se raréfie parfois avec le temps qui passe, mais elle peut aussi se bonifier. Elle doit s’appuyer non pas sur le seul souvenir mais sur le témoignage, la relation objectivée d’une suite d’événements qui ensanglante une période de guerre entre des humains propulsés en acteurs, non pas d’une tragédie, mais d’une cruelle réalité qui les dépasse quasiment tous.

A nous qui nous souvenons, aujourd’hui, 76 années plus tard, l’analyse nous incombe car nous sommes pour certains encore les témoins exigeant la rigueur dans la description du fait historique.

Mai 1940, la bataille du canal laisse dans les corps et les âmes une fureur de bruits, de peurs et d’épouvante avec plusieurs milliers de morts, blessés, prisonniers. Paradoxalement, les héros qui tinrent leurs lignes durant quatre jours face à des forces supérieures en nombre et matériel traçaient l’esquisse de notre libération quatre années et trois mois plus tard. 1941 et 1942, l’aviation britannique prend pur cible les cheminées de l’énergie à Comines-France. La ville enterre les victimes civiles. Durant ces quatre années terribles de rationnement, de faim au ventre, de trahisons et de fidélités indéfectibles, de privation de libertés, où faut-il se situer devant si peu d’espoir, quand les seules lumières sont celles des explosions et des incendies.

Quelles comparaisons à produire pour ces anciens combattants de 14-18 qui retrouvent une nouvelle guerre, qui voient partir leurs enfants en planque dans les caves, au travail obligatoire ou entrer en résistance. Parmi tellement d’autres faits marquants, le guet apens du fonds de l’eau, la mort de plusieurs résistants à Warneton, les sabotages à Comines, la retraite allemande devenue décisive, mais nos grands parents en douteront encore à la Noël 44.

Souvent, j’ai réfléchi à ces drames vécus la veille des jours de liesse suscitée par l’arrivée des libérateurs britanniques, canadiens par la suite. Paradoxes terribles qui défient l’analyse, j’en parlais à l’instant au conditionnel. Comment éteindre les incendies, les douleurs, comment les prévoir.

La libération de nos villes et villages en septembre 1944 est abondamment décrite dans la suite des Mémoires de la SHCWR. Les faits qui la précèdent présagent de cette délivrance au prix du sang qui coule. Sur les photos, les gens sortent dans les rues, ils exultent de joie. Les photographes d’alors fixent pour toujours ces moments extraordinaires. Autour des visages parfois adolescents de nos libérateurs britanniques, ceux souvent aussi jeunes des résistants, les hommes et les femmes saluent, enlacent, fleurissent ces héros stupéfaits qui posent le temps d’une cigarette pour une postérité villageoise. Le temps a passé, Jack Murray est revenu sur les traces de sa moto. Plusieurs d’entre nous s’en souviennent, moments rares, moments de partages et de relais. Septembre 1944, c’est Alain Pottel du haut de ses quatre ans et demi qui l’a vu sur la place de Comines.

Nous avons donc quelque espoir à l’observation de ces exemples de relation à notre histoire locale. Il faut faire vivre le souvenir, le respect et l’exemple. Il faut permettre l’analyse de notre histoire afin qu’elle ne se répète pas.

Atténuer les souffrances, éviter les frustrations, bannir l’humiliation, refuser la fatalité, permettre la justice, se dire que nous avons plus de devoirs que de droits. C’est à ce prix que nous étendrons les incendies, en Belgique, en Europe, en Grèce.

Comines-Warneton possède quelques trésors, parmi ceux-ci, l’outil indispensable à l’analyse historique forgé durant un demi-siècle au rez de chaussée de l’Hôtel de Ville de Warneton.

Chefs d’Etats, Ambassadeurs, Hauts Gradés de ce monde en sont conscients et viennent nous visiter depuis les antipodes afin de construire la paix, ils viennent en toute considération échanger de la démocratie.

Nous devons à Madame Philippo, plusieurs traductions et collectes de discours prononcés lors de l’inauguration du Centre Plugstreet. Quelques lignes choisies dans celui de l’Ambassadeur d’Allemagne Eckart Cuntz dont les mots vibrent encore sous les frondaisons du Mont de la Hutte.

« Même si c’était pour un temps très court, comme la Noël. La guerre ne tombe pas du ciel, elle est faite par des hommes et aussi la paix ne tombe pas du ciel. Il faut toujours se rappeler de ce qui s’est passé pour être capable de maîtriser aussi notre avenir. »

Extrait du discours inaugural du Centre Plugstreet de son Excellence Eckart Cuntz Ambassadeur d’Allemagne. Tome 44 Mémoires SHCWR page 337

Sur ces phrases empreintes d’humanité fraternelle et d’infinie sagesse, je vous remercie pour votre présence et vous souhaite le meilleur pour l’avenir et un très bon dimanche.

Philippe Mouton

Echevin à la ville de Comines-Warneton.

Commenter

Warneton : cérémonie à la mémoire de Leslie Wilton Andrew

Ce vendredi en fin d’après-midi et sous une chaleur accablante s’est déroulée une cérémonie d’hommage à la mémoire de Leslie Wilton Andrew.

En l’absence d’Alice Leeuwerck bourgmestre de Comines-Warneton retenue par une réunion important suite à la remonté de la pandémie dans notre commune, c’est Philippe Mouton qui a eu l’honneur d’accueillir Monsieur l’ambassadeur de Nouvelle-Zélande Gregory Andrews.

Voici quelques photos, nous allons y revenir prochainement.

Commenter