Ploegsteert : Remembrance Frank William Wiltshire.

Ce dimanche matin, dans le cadre des nombreuses cérémonies du souvenir de l’Armistice, une cérémonie a eu lieu au cimetière de la Plus Douve Farm à Ploegsteert. Cette cérémonie à la mémoire de Frank William Wiltshire était organisée par le VIFF à la demande de la famille.

Frank Wiltshire et la famille

Frank Wiltshire est né le 17 Mars 1894 à Staines. Il a grandi à Witney et Ashford, en ‘Angleterre avec son jeune frère et sa sœur. Comme dans la plupart des familles à cette époque, l’éducation était très stricte. Il y avait, cependant, de temps en temps la possibilité de faire de la musique: sa sœur et sa tante jouaient de la mandoline et du piano.
Annuellement la famille partait pour trois semaines de vacances à la côte et il y avait une attention toute particulière pour la bonne nourriture. Les enfants ont reçu une bonne éducation et ont été préparés pour une belle carrière.
Le frère cadet travaillait à la Banque Barclays en Angleterre. Frank est parti très jeune pour la Nouvelle-Zélande. Il a travaillé pour la Banque de la Nouvelle-Zélande à Auckland. Son grand rêve était d’acheter une ferme là-bas. Dans ses temps libres il a enseigné à des enfants Maoris et était sur le point de se fiancer avec une jeune fille de la Nouvelle-Zélande.

La première Guerre Mondiale

La Première Guerre mondiale, a cependant contrecarré ses plans. Le 11 Janvier 1916, il rejoint les troupes de la Nouvelle-Zélande Ingénieurs. Il est venu en Europe par le biais du Canal de Suez et d’Alexandrie. Il arrive le 8 Août 1916 à Southampton. Le 2 Septembre 1916, il est en France pour sa formation militaire et devient sapeur. Il est alors incorporé dans la Compagnie des transmissions divisionnaires.
La division étais utilisée dans la « bataille de Messines » (7-14 Juin 1917) et a dû conquérir la route et les terres entre Wulvergem – Messines. C’est là qu’il est décédé le 10 Juin 1917.
Il a été enterré au cimetière de La Douve Pkus Farm, sur le territoire de Ploegsteert (Comines-Warneton). Lorsque le télégramme avec les nouvelles de sa mort est arrivé chez ses parents, son papa a eu une crise cardiaque et est décédé avant que la famille ne reçoive les décorations militaires en 1923.

Une chaise pour symbolise

Cette chaise fait partie du projet Assembly Chairs de l’artiste britannique Val Carman. les chaise de 2018 était au Flanders Fields Museum de
le cadre de l’exposition « Arts in Residence ». Plus de 100 sièges ont été collectés auprès des pays impliqués dans la Première Guerre mondiale.
La chaise vide symbolise la place laissée par les blessés. La chaise néo-zélandaise, conçue par Kingsley Baird, a fait l’un des voyages les plus longs de tous les sièges, soit environ 18700 km. Kinsley était artiste en résidence au musée In Flanders Fields en 2007. Il a donc accepté avec enthousiasme l’invitation à concevoir une chaise pour ce projet spécial.

La sculpture sur la chaise longue tire la première partie de son nom de ceux gravées sur le monument du champ de bataille de Nouvelle-Zélande,
comme le grand obélisque de pierre sur la crête de Messines et à Graventafel. Ce dernier mémorial, à quelques kilomètres d’Ypres, rend hommage aux hommes de la division de la Nouvelle-Zélande à la bataille d’Om Broodseinde le 4 octobre 1817. Les mots « From the Uttermost Ends of the Earth » se réfèrent à la distance que les troupes néo-zélandaises ont réalisé pour prendre part à la Première Guerre mondiale. Certaines personnes ont quitté leur pays d’origine avec l’idée de « une grande aventure ».

La chaise longue rappelle les voyages et les aventures, les loisirs et la détente, les lieux exotiques – très loin de l’horrible réalité de la Flandre occidentale.
Le matériel utilisé indique l’origine de nombreux soldats néo-zélandais. Les parties en bois de la chaise sont maintenues ensemble par des boulons
(avec un noeud de l’armée néo-zélandaise) et des ecroux inspirées des plumes de la queue d’un piwakawaka, un oiseau en éventail (dans la culture maorie, le symbole de la mort est souvent utilisé).

Enfin, « From the Ultimatemost Ends » est un mémorial, mais ne doit pas donner le sentiment de perte à ceux dont les êtres chers ne rentreront pas chez eux. Pas de geste réconfortant de résurrection ici. Personne ne prendra place dans cette chaise sans son siège en tissu, ni les vivants ni même symboliquement les morts.

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