Ploegsteert : Urgent : RNOP Sauvetage du frêne et de l’orme

Ceci est un appel important fait par Yves DUBUC, le conservateur-adjoint de la RNOP.

Autrefois bien présents, les frênes et les ormes disparaissent peu à peu de nos paysages, victimes de maladies. Pour l’orme, l’affaire n’est pas neuve puisque la graphiose – le pathogène qui a causé sa raréfaction – a été détectée pour la première fois en 1916. Pour le frêne, c’est plus récent : la chalarose (maladie liée à un champignon invasif) n’a été identifiée qu’en 2006.
Résultat : les pépiniéristes ne les cultivent plus et certains forestiers les exploitent de manière systématique, qu’ils soient malades ou qu’ils soient sains, histoire d’en tirer profit tant que c’est encore possible. Leur sort semble donc définitivement scellé.
Pourtant, certains beaux sujets (surtout pour le frêne) se maintiennent çà et là. Il serait aberrant, voir criminel, de laisser disparaître un pan de notre patrimoine naturel sans tenter de sauver l’espèce en propageant les arbres qui présentent une certaine résistance à la maladie.
Je propose alors à chacun de prélever dans son jardin ou dans la nature (avec l’accord du propriétaire !) les semis de frêne (le bouturage ne fonctionne pas !), de les mettre en pot – sans oublier de les arroser – et de les apporter à la prochaine séance de plantation en novembre 2022 au « Bois de l’Espoir ». Pour l’orme, il est préférable de prélever des petits drageons (tiges prenant naissance sur une racine souterraine) issus d’ormes adultes qui n’ont pas eu de signes de Graphiose. Nous mettrons en terre ces jeunes plants en les identifiant. Une partie d’entre eux succombera probablement à la maladie, mais nous parviendrons à en sauver certains. Vous pouvez également tenter des semis à l’automne pour un repiquage en 2023 !
Attention, afin d’assurer un maximum de chances de reprise aux plants, ne prélevez pas de sujets faisant plus de 1,5 mètre de haut !


ASBL RNOP
Yves Dubuc
rnop2011@hotmail.com

 

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